La Fécondation In Vitro (FIV)

La Procédure De Fecondation In Vitro

La fécondation in vitro (FIV) est une méthode de procréation médicalement assistée et de transfert d’embryon, développée dès les années 1970 et opérationnelle depuis 1980. Elle permet de faire féconder de manière artificielle l’ovule à l’extérieur de l’organisme de la mère, avant de le réintroduire dans l’utérus de la mère pour le développement de l’embryon. Elle assure donc un taux de réussite de la fécondation assez important.

Comment marche la fécondation in vitro ?

Pour la bonne marche d’un processus de fécondation in vitro, un traitement hormonal est administré à la femme afin de lui permettre de produire deux ovules au lieux d’une seule comme dans un cycle menstruel normal. La stimulation des ovaires est minutieusement surveillée par des échographies et des prises de sang. L’administration des hormones permettent par ailleurs aux médecins de pouvoir influencer la croissance et la maturation des ovocytes.
Une fois l’ovocyte à maturité, le médecin traitant procède à la ponction ovocytaire (cela consiste à retirer les ovocytes matures de l’utérus de la femme). L’étape de la ponction ovocytaire est souvent réalisée simultanément avec la récupération du sperme du père. Ceci étant le sperme peut être récupéré un peu plus tôt si le centre de santé dispose de la technologie nécessaire à la conservation des spermatozoïdes.
Une fois le sperme recueilli, il est débarrassé du plasma séminal et préparé afin de ne garder que les spermatozoïdes les plus dynamiques et les plus normaux (on parle de spermatozoïdes typiques). Les spermatozoïdes sélectionnés sont alors mis en contact avec l’ovule pré-recueilli de l’utérus de la femme pour la fécondation. Cette phase se déroule dans une institution particulière, disposant de la technologie et des autorisations requises. Environ 100.000 spermatozoïdes sont mis en contact avec chaque ovocyte. La fécondation se fait généralement en une demi-journée (12 heures).
Après fécondation, les embryons sont classés selon des critères bien définis. Les plus viables sont transférés de nouveau dans l’utérus de la femme. Cette opération se pratique généralement par introduction d’un cathéter dans la cavité utérine. Ceci étant, il arrive que le col de l’utérus soit infranchissable (on parle de sténose). Le transfert peut alors se faire par voie trans-myotriale.
Après cette étape, il ne reste qu’à espérer sur un délai de 12 jours pour avoir une confirmation que la grossesse se développe normalement.

Quand opter pour la fécondation in vitro ?

En cas de problème de procréation dans un couple, il faut tout d’abord consulter chez un médecin assermenté. Celui-ci définira le niveau de fertilité de l’homme et de la femme. Après des examens et tests approfondis, le médecin pourra décider de prescrire ou non un traitement pouvant permettre au couple de récupérer sa fertilité naturelle. Le cas échéant, et une fois cette étape franchie sans résultat, le médecin peut alors prescrire un processus d’insémination artificielle ou de fécondation in vitro.
La fécondation in vitro est souvent prescrite en cas de trompes bouchées ou absentes, d’infertilité incurable de l’homme, d’endométriose, d’infertilité inexpliquée ou de mauvais fonctionnement des ovaires.
En cas de maladies ou anomalies génétiques pouvant occasionnées des maladies plus ou moins graves, la fécondation in vitro est envisageable car, elle permettrait aux médecins de pouvoir choisir l’embryon le plus viable.
Si le couple ne peut concevoir sans don de sperme ou d’ovule, la fécondation in vitro est fortement recommandée.

Comment garantir la réussite de sa fécondation in vitro ?

La réussite d’une telle opération dépend d’un certain facteur à l’instar de l’âge, de la cause de l’infertilité, du nombre d’embryon fécondé et même du style de vie de l’homme ou la femme. Ceci étant, il est très important de respecter à la lettre les recommandations des médecins, pour une opération réussie. En générale, le taux de réussite est de l’ordre des 27%.