Comment combattre le stress avant l’accouchement ?

Comment Bien Gérer Son Stress Avant L'etape De L'accouchement

À l’approche de la date d’accouchement et sur tout le long du neuvième mois, il n’est pas rare que la femme soit en proie à des crises d’angoisse et de stress. Ces crises résultent souvent de l’appréhension de l’accouchement. Pour la femme enceinte qui se prépare à donner naissance cela part du mystère que renferme cette étape qui peut être terrifiante. Elle est sujette à une sorte de peur de l’inconnu. Ce sentiment est encore plus poussé chez la femme en cas de première grossesse.

Quel effet a le stress sur la mère et sur l’enfant ?

D’un point de vue physique, le stress prénatal n’a pas d’effet « grave » ni sur la mère ni sur l’enfant. C’est juste une réaction naturelle qui survient à cause d’une situation inhabituelle. Elle s’éteint d’elle-même au fil du temps et la mère peut alors profiter de sa grossesse tranquillement.
Ceci étant, si le stress prénatal s’éternise, ses effets peuvent être plus dévastateurs allant jusqu’à aboutir à un accouchement prématuré. En effet une crise d’angoisse trop intense ou un choc traumatique assez sévère peuvent déclencher de manière brutale le travail. La femme n’aura donc pas d’autres choix que d’accoucher dans l’immédiat.
Sur le bébé, les séquelles peuvent aussi être très importantes. On pourra observer des troubles du développement psychique et physique de l’enfant. On peut alors observer des troubles de l’alimentation, du sommeil, de l’attention, d’hyperactivité, anxiété… Ceci est dû à l’excès de cortisol ou hormone du stress dans l’organisme de l’enfant. Le cortisol arrive à passer la barrière placentaire et atteindre le sang du fœtus assez facilement.

Comment vaincre le stress avant l’accouchement ?

Anticipez l’accouchement et prenez vos dispositions. L’accouchement peut subvenir à tout moment du neuvième mois de grossesse. Limitez donc vos déplacements dans ce mois et faites déjà votre valise de maternité. Prenez aussi assez de temps pour vous reposer ; l’accouchement est une étape très éprouvante autant du point de vue psychologique que physique. Dormez donc beaucoup.
Suivez des cours de préparation à l’accouchement. Les cours de préparation à l’accouchement sont des programmes spécialement conçus pour permettre à la femme de pouvoir s’informer sur le processus de l’accouchement dans un premier temps, de gérer son stress et son énergie pendant l’accouchement dans un second temps. Ils permettent à la femme de démystifier le moment de l’accouchement qu’elle redoutait tant. Ce qui lui permet d’aborder cette ultime épreuve de la maternité avec plus de sérénité.
Écoutez de la musique. C’est bien connu ; « la musique adoucit les mœurs ». Il est d’ailleurs scientifiquement prouvé que la musique a un effet apaisant sur l’esprit humain. Privilégiez cependant les musiques douces, du genre jazz, blues, opéra ou du classique. Vous pouvez aussi si vous le préférez écouter des musiques religieuses à l’instar du byzantin ou du grégorien ; tout dépend de vos goûts.
Faites du sport. Non seulement les exercices physiques vous permettent d’être dans une forme physique optimale avant d’attaquer l’accouchement, et de garantir un accouchement plus ou moins « facile » en aidant à la dilatation du col de l’utérus, mais elles sont aussi très bénéfiques pour votre santé mentale. En effet faire des exercices physiques vous permet d’évacuer le stress grâce à une production accrue de l’hormone du bonheur. Vous êtes donc apaisée et dynamique. Si vous avez peur des mouvements trop brusques, vous pouvez choisir des disciplines plus douces comme le yoga qui ont un effet tout aussi bénéfique voire même plus.
Reposez-vous et dormez assez. Le dernier mois de grossesse est assez épuisant, le ventre est lourd et vous êtes constamment fatiguée. Prenez donc le temps de vous reposer assez. Cela vous permettra d’évacuer le stress et de réconforter votre esprit.